dimanche 23 juin 2019

Kahawa, Donald Westalke, Editions Rivages/noir.


  • Voler six millions de dollars sous forme de grains de café, qui dit mieux ? C'est ce que se proposent de faire Lew Brady et Frank Lanigan. Ils vont monter le hold-up du siècle : s'attaquer à un train de marchandises transportant une récolte de café. Nous sommes en Afrique orientale, en 1977. Idi Amin Dada règne sur l'Ouganda et nombreux sont ceux qui voudraient le voir tomber... Westlake nous embarque dans un grand roman d'aventures où se mêlent érotisme, violence, exotisme et, bien sûr, humour.


    En 1997, sortait Kahawa, un grand roman d'aventure dans l'Afrique de la fin des années 70. Aujourd'hui, les Editions Rivages nous offrent une réédition de ce roman. Nouvelle couverture mais pour la traduction, on est toujours en face de celle de Jean Patrick Manchette. 
    Le récit se déroule principalement en Ouganda même si il y a quelques incursions à Londres ou au Kenya. Lew est un mercenaire qui a passé l'essentiel de sa carrière sur le continent africain. Ellen, sa fiancée du moment et pilote est embauchée en même temps que lui pour participer à un hold up de grande envergure, voler un train de marchandise rempli de café appartenant au despote du moment, Amin Dada. 
    Ce long roman (620 pages), est dense mais facile à lire. Il fait la part belle à une série de personnages singuliers. Pour ne citer que quelques uns, on trouve le coléreux Franck, le commerçant Balim, la vénéneuse et intrigante Patricia, le naïf Sir Denis, le fourbe Baron Chase et le tyran Amin Dada bien sûr. 
    Westlake profite de ce livre pour écorcher au passage celui qui se voulait "président à vie" et décrire certaines de ses exactions, comme le meurtre de l'archevêque sous un coup de colère ou de celui de l'otage du Boeing Dora Bloch. Au coeur de ce roman, on découvrira donc des scènes réelles commises par le gouvernement de Amin Dada. Sa police secrète et le SRB, les enlèvements, tortures et meurtres arbitraires, ses magouilles et sa corruption. On est fin 70 en Ouganda et les dirigeants européens se sont peu à peu écartés de ce président violent. 
    On pourrait en dire encore beaucoup tant il y a de personnages dans Kahawa mais l'intrigue principale reste toutefois assez simple. Bon d'accord, parfois je me suis demandé quel rôle pouvait bien avoir tel ou tel personnages mais au final, tout s'imbrique plutôt bien. Jusqu'à la fin rocambolesque et humoristique parfois, dans l'avion d'Ellen. 
    J'ai beaucoup aimé Kahawa, pour toutes ces raisons : l'exotisme des paysages, les personnages singuliers, l'invraisemblance du hold  up et le contexte historique. 
    Un roman des éditions Rivages à emporter dans le sac de plage cet été.


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