jeudi 12 mars 2015

L'effet papillon, Jussi Adler Olsen, Albin Michel

Si William Stark n’avait pas été intrigué par un SMS envoyé du Cameroun, René Ericksen, son boss au Bureau d’Aide au Développement, n’aurait pas été obligé de se débarrasser de lui. Si Marco, un jeune voleur gitan n’avait pas trouvé refuge là où le cadavre putréfié de Stark végète depuis trois ans, son oncle, chef d’un réseau mafieux, n’aurait pas lancé ses hommes à ses trousses à travers tout Copenhague pour l’empêcher de révéler à la police l’existence de ce corps qu’il a enterré de ses propres mains...
Pour stopper cet engrenage de la violence, l’inspecteur Carl Mørck et l’équipe du Département V doivent retrouver Marco. Et remonter la piste d’une affaire dont les ramifications politiques et financières pourraient bien faire vaciller l’intégrité politique du Danemark.
Grand Prix policier des lectrices de Elle, Prix polar des lecteurs du Livre de poche, le Danois Jussi Adler-Olsen est une figure désormais incontournable du thriller scandinave.


Cinquième aventure des enquêteurs du département V, "l'effet papillon" est une belle réussite. On y retrouve tous les ingrédients qui ont fait le succès des quatre premiers romans : 
- une intrigue solide et haletante ; 
- des personnages bien travaillés et avec du caractère, 
- du suspens, 
- du l'humour (surtout en la personne de Assad). 

Dans cet opus, le récit alterne entre les passages d'une certaine lenteur mais indispensables au déroulement de l'enquête et les chapitres rapides. 
Le personnage de Marco est extrêmement bien ficelé et l'auteur prend son temps pour affiner sa psychologie et son évolution est constante tout au long du roman. Le lecteur ne peut que trembler devant les risques qu'il prend et ce qui l'attend. Il possède un énorme courage ne serait-ce que pour défier Zola, le "parrain" du clan dont il découvre peu à peu la cruauté. 
Jussi Adler Olsen en profite pour évoquer le monde des roms et de la mendicité ainsi que celui des mafias et autre trafics. Il fait aussi appel à des "enfants tueurs", terrible conséquence des guerres fratricides africaines, pour régler les problèmes qui ne peuvent l'être autrement. C'est donc parfois violent et sans concession. 
Et puis il y a Assad, le flic en convalescence mais dont l'humour revient peu à peu et qui ponctue ses interventions par des proverbes de chameaux que Morck ne comprend pas forcément. Cette relation donne une dose de fraîcheur  au récit car même s'ils ne se comprennent pas toujours, les deux hommes s'apprécient et se respectent. 
Rose est toujours aussi fantasque mais diablement efficace. 

Bref, on a ici un super thriller que j'ai eu énormément de plaisir à "dévorer".
Disponible chez Albin Michel. 

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