jeudi 23 octobre 2014

Déchirés, Peter Stenson, Super 8.

Accro à la méthamphétamine, Chase Daniels est un junkie minable sans cesse en quête d’un nouveau fix. Quand il se réveille un beau matin pour voir une fillette déchiqueter un rottweiler, il ne s’inquiète pas plus que ça. Ouais, peut-être qu’il devrait.
Car la fin des temps est là : les rues grouillent de zombies avides de chair humaine, et survivre est devenu un objectif à très court terme. Mais que signifie l’apocalypse, se demande Chase, quand la société a déjà tiré sur vous un trait définitif ? Et cette malédiction, qui semble toucher tout le monde sauf lui et son ami Typewriter, n’est-elle pas l’occasion qu’il attendait – celle de prendre un nouveau départ et d’accomplir enfin quelque chose de grandiose ?
Dans un monde livré au chaos et aux flammes, le « nouveau » Chase Daniels, perdu dans ses rêves de rédemption et d’amour fou, se met en tête de retrouver son ex-petite amie et de la sauver. Les règles du jeu ont changé : désormais, c’est tuer ou être tué, fuir sans penser au lendemain. Hanté par les fantômes du passé, dévoré par le manque, Chase ne court-il pas au-devant de sa dernière désillusion ?
Comédie noire, thriller horrifique, à la fois cruel et atrocement comique, Déchirés n’est pas seulement un grand roman de zombies porté par une écriture survoltée : c’est aussi, à mi-chemin entre The Walking Dead et Breaking Bad, Hubert Selby Jr. et Las Vegas Parano, l’histoire d’amour la plus extrême et déchirante que vous ayez jamais lue.




Ancien accro à la « méth », clean depuis une quinzaine d’années, Peter Stenson, auteur jusqu’alors de courtes nouvelles signe avec « Déchirés » (sorti aux Usa en 2013 sous le nom de ‘’Fiend’’ en VO) un premier roman explosif et complètement déjanté.
"Oh non ! Un nouveau livre traitant le thème des zombies, encore un auteur qui souhaite surfer sur la vague des succès télévisés du moment !" Nombreux sont ceux qui se diront cela en lisant le résumé du livre de Stenson, il n’en est pourtant rien, ‘’Déchirés’’ est une histoire qui n’a que peu en commun avec ce qui a déjà pu être traité auparavant par les auteurs s'étant penchés sur un monde post-apocalyptique.

Nous suivons Chase et Sténo, deux junkies complètement paumés lesquels se réveillent un matin en pleine ‘’hallu’’ : une fillette vient de déchiqueter un rottweiler...! Quand ils comprennent que le monde touche à sa fin et que les ‘’morts back’’, comme ils les appellent, ont pris possession des lieux, ils n’entrevoient que la survie au jour le jour. Dans le même temps, ‘’l’apocalypse zombiesque’’ est l’occasion pour Chase d’entreprendre de retrouver son unique amour, Kay, qu’il avait fréquenté lors de sa dernière cure de désintox’, cherchant à obtenir une seconde chance comme dans la meilleure des histoires d’amour.

Chaque chapitre du livre correspond à un jour de la semaine, un jour supplémentaire à affronter ce nouveau monde, un monde au sein duquel les seuls survivants semblent être les parias de notre société actuelle : les toxicos. A chaque jour suffit sa peine afin de trouver la dose de drogue suffisante pour survivre. Chase Daniels est l’anti-héro par excellence (un Jesse Pinkman en puissance pour les fans de la superbe série télé « Breaking Bad »), c’est lui le narrateur de l’histoire, on est à ses côtés dans ce road-trip si particulier qui mène notre petit groupe de survivants à devoir affronter les personnes ‘’cleans’’ devenues, elles, de véritables zombies.

Le rythme du récit est ultra-rapide, on ne peut s’empêcher de tourner les pages afin de découvrir comment nos survivants vont réussir à gérer la crise qu’ils traversent. Les sentiments éprouvés ainsi que les effets provoqués lors de la prise de la drogue sont parfaitement décrits, on a la sensation d’être aux côtés de Chase et Sténo, luttant nous aussi pour notre survie, à l’image des derniers survivants de la série tv « The Walking Dead », essayant d’échapper aux zombies tout en tentant d'instaurer un nouveau monde basé sur de nouvelles règles de société.

‘’Déchirés’’ est une véritable drogue, presque aussi pure que celle concoctée par le génialissime Heisenberg dans « Breaking Bad », dont il est difficile de se détacher, en partie également grâce à son humour noir décapant, sans conteste l’un des meilleurs livres lus en cette année 2014 ! Si un jour « Déchirés » devait être adapté au cinéma (par un réalisateur déjanté à la Tarantino ?), je serai très certainement le premier présent dans la salle ! Smile

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire