samedi 30 mars 2019

Snap Killer, Sylvie Allouche, Syros éditions.


La fascinante commissaire Clara di Lazio (Stabat Murder) est l’héroïne du nouveau roman de Sylvie Allouche. Un roman ADDICTIF à très fort potentiel.  
Un élève de terminale est retrouvé mort un dimanche à l’aube, pendu par les pieds à une branche de platane, au milieu de la cour de son lycée. 980 élèves suspects, sans compter le directeur, les profs et le reste du personnel, l’enquête s’annonce complexe. Pourquoi le meurtrier a-t-il pris le risque fou de cette mise en scène ? Y a-t-il un lien entre ce meurtre et le suicide d’une élève de seconde, victime d’un harcèlement brutal sur les réseaux sociaux quelques mois plus tôt ? Pour la commissaire Clara Di Lazio et son équipe, aucun indice ni aucune piste ne sont à négliger.



Le nouveau roman de Sylvie Allouche est disponible aux éditions Syros depuis le 13 mars. Dans Snap Killer, un an après Stabat Murder, nous retrouvons Clara Di Lazio, notre commissaire au caractère bien trempé, dans une enquête qui va la malmener.
Un jeune est retrouvé pendu dans la cour de son lycée. Tous les élèves deviennent suspects, certains membres du personnel le sont également.  L'enquête s'annonce difficile et laborieuse. Les différents protagonistes sont troublants, parfois louches, d'autres antipathiques. Pour Clara et son équipe, il va falloir jouer fin pour démêler l'écheveau sous fond de harcèlement et je dirais même de cyber-harcèlement.
Roman destiné à un public "Young adults", il peut bien sûr être lu par tous. L'écriture est fluide et simple sans être simpliste. C'est bien écrit, c'est clair. Les chapitres sont courts et la construction du roman est solide.
Le sujet abordé ici, le harcèlement, est sensible, brûlant. Bien sûr, il y a toujours eu du harcèlement entre jeunes mais avec le développement des nouvelles technologies, d' Internet, des réseaux sociaux, celui-ci est continuel, ne s'arrête jamais, n'offre pas la possibilité aux victimes de bénéficier d'un SAS de décompression. De plus, il ne s'agit plus d'une affaire entre un bourreau et sa victime et une poignée de témoins. L'utilisation des réseaux sociaux en fait que des milliers de témoins, voire de complices, peuvent connaître les faits. Et tout se propage très vite.
Le dispositif décrit dans le livre (Sylvie Allouche fait référence à Sentinelles et référents) existe bien. Travaillant dans un établissement scolaire, je l'ai vu en pratique. Ce dispositif, bien qu'il ne m'ait pas tout à fait conquis pour des raisons qui me sont propres, est essentiel pour les victimes, pour parler de ce phénomène qui fait des ravages. Phénomène que l'on cantonne trop à l'école. C'est pour cette raison que je n'aime pas l'expression "harcèlement scolaire". On n'est plus seulement à l'école. Ce n'est pas une responsabilité que seuls les enseignants doivent porter. C'est un phénomène de société où tout le monde peut agir : les parents tout d'abord, les responsables des réseaux sociaux, les services de police, les politiques...

Le personnage principal, Clara, va être bousculée pendant cette enquête. Son passé va lui revenir comme un boomerang, ajoutant du piment à ce récit.

Bref, vous l'aurez compris, j'ai beaucoup aimé ce roman que j'ai dévoré.
Je remercie Manon et les éditions Syros pour cette découverte.
Et si jamais Sylvie Allouche lit ses lignes, qu'elle sache qu'elle serait bienvenue dans mon établissement pour parler de son livre.

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