mardi 19 mars 2019

Manhattan Chaos, Michaël Mention, Editions 10/18.


New York, 13 juillet 1977. 
Un black-out total paralyse Manhattan et fait basculer la vie de Miles Davis.
New-York, 1977.
 L’été de tous les extrêmes : alors que la ville est en faillite, une canicule sans précédent sévit et le tueur Son of Sam rôde dans les rues.
 Cloîtré chez lui, rongé par la drogue, le célèbre musicien Miles Davis a mis un terme à sa carrière et s’enlise dans la dépression. Mais nous sommes le 13 juillet, et tout va basculer. Tandis que le soleil se couche sur Manhattan, une coupure de courant survient. Huit millions d’habitants sont alors plongés dans l’obscurité : c’est le black-out et la panique s’empare de la ville. Forcé de sortir, Miles va errer dans les rues prises d’assaut par la foule et entamer un trip halluciné qui lui fera revivre certains des épisodes les plus marquants, les plus tragiques, de l’histoire de la grosse pomme.



13 juillet 1977, canicule à New York. Un orage provoque une panne d'électricité dans toute la ville qui va durer 24 heures. La population va se retrouver dans la rue, partager la nourriture réfrigérée pour ne pas la perdre, faire la fête. Mais dans le quartier pauvre du Bronx, c'est l'apocalypse. Pillages, criminalité, vols, agressions. C'est dans ce contexte que Michaël Mention plante le décor de son nouveau livre mi-roman mi-documentaire. Le personnage principal n'est autre que la star du jazz : Miles Davis.  

Personnage que je ne connais pas vraiment, n'étant pas du tout fan de ce style de musique. Le portrait qu'en fait Michaël Mention est celui d'un homme en proie à des délires, un drogué en manque, bourré d'hallucinations, une ancienne star qui n'a plus touché à son instrument (la trompette) depuis plusieurs années. 

L'auteur du "Fils de Sam" (Ring éditions) ou encore de "Jeudi noir" (Ombres noires éditions) trimballe son anti-héros à travers la ville mais aussi à travers différentes époques charnières dans l'Histoire. A la recherche de sa dose, Miles Davis va être ainsi malmené par un certain John qui agit sur lui comme une machine à remonter le temps. Il va ainsi le mettre en difficulté face à des racistes primaires, des membres du Ku Klux Klan, des fans endiablés et bien d'autres personnages bien trempés. 

Le chaos de 1977 devient alors un prétexte pour revisiter l'histoire de New York et le jazzman un protagoniste bien malgré lui.
Comme à son habitude, Michaël Mention écrit sur un rythme endiablé, saute d'un paragraphe à un autre en usant de ponctuation, ce qui peut lasser par moment mais c'est pour mieux servir le texte. C'est aussi son identité. On le reconnaît immédiatement. 

Etant fan de l'auteur, je ressors de cette lecture avec un sentiment mitigé. Oui, partir du black out de 1977 pour tisser une intrigue autour de Miles Davis, c'est une bonne idée. Oui, les bonds dans le passé pour raconter l'histoire de la ville, comment elle s'est construite sur des luttes ouvrières, raciales... Oui aussi aux multiples références musicales. 
En revanche, j'ai eu du mal à bien appréhender le texte que j'ai trouvé un peu too much par moments. Je regrette vraiment de le dire car j'apprécie Michaël Mention et je respecte son travail. Mais j'ai éprouvé quelques difficultés avec la construction de ce roman. 

Mais bon, ce n'est qu'un détail car il serait dommage de passer à côté de ce boulet de canon ! 

Je remercie vivement Michaël Mention pour la dédicace et les éditions 10/18.

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