jeudi 11 octobre 2018

Trauma zéro, Elly Rosemad, éditions De Saxus



Gabriel, un jeune médecin séduisant et talentueux, va profiter de cette opportunité pour assouvir ses pulsions criminelles et sadiques à l'insu de tous. Ses proies seront des femmes en fin de vie, mais leur mort sera tout sauf paisible. 

Dans le même hôpital, Maddy, une psychologue au caractère rebelle abîmée par la vie, a mis au point Trauma Zéro, un protocole expérimental destiné à effacer les traumatismes de la mémoire des patients. Mais l'expérience a été suspendue suite à un accident. 

Alors qu'elle tente de la remettre sur pied pour oublier ses propres souvenirs douloureux, elle essuie le refus de ses collègues. Désemparée, elle ne sait plus vers qui se tourner. Pourtant un événement va tout changer. Un jour, elle surprend Gabriel en plein meurtre. Mais contre toute attente, Maddy lui propose le plus inattendu des pactes : ne pas le dénoncer en échange de son aide pour s'appliquer le protocole Trauma Zéro. 
Un jeu dangereux débute alors entre eux et ses conséquences seront terribles... 

Un thriller psychologique intense !





Je suis bien embêté aujourd'hui pour écrire cette chronique. Le premier roman de Elle Rosemad ne m'a pas convaincu du tout. Etant auteur moi-même, je sais le travail que peut représenter l'écriture d'un roman. Des heures de recherches, d'écriture, de ratures, de corrections, de réflexion...Sans compter la recherche parfois fastidieuse d'un éditeur. Tout cela représente un énorme travail. Je respecte celui de l'auteur dans le cas présent. Aussi, je serai bref. Par honnêteté intellectuelle. 

L'histoire se passe dans un futur proche dans une ville fictive, Capitale Sud. On suppose qu'elle se trouve en France. L'auteur ne nous le précise jamais. 
Une psy en mal de vivre, un médecin brillant, beau, charismatique, adoré, adulé mais ...serial killer, voici les deux protagonistes principaux. Ils vont se livrer un drôle de manège, ces deux-là. Un jeu pervers. A côté, on trouve les personnages secondaires, Hank et le mystérieux Eissemme, par exemple. 

Bon à dire vrai, n'est pas Thomas Harris ou Graham Masterton qui veut. J'ai eu l'impression d'un mauvais copier-coller des livres de tueurs en série et de tortures déjà écrits. Les scènes sont parfois difficiles, détaillées et c'est dérangeant. Ce n'est pas ce côté qui me hérisse les poils des bras mais plutôt l'impression que l'auteur a voulu recréer un monstre avec toutes les perversités possibles. Une pincée de Ed Gein, un peu de Jeffrey Dahmer, un côté Ted Bundy. On mélange le tout et on obtient... Esseime. Too much pour moi. Dommage. 

Par ailleurs, je trouve l'écriture ampoulée. Elly Rosemad en fait des caisses. C'est trop et parfois indigeste. Des expressions comme "dire l'indicible", "croire l'incroyable", "penser et panser ses blessures"... Désolé, je ne marche pas. 

Côté positif, l'auteur semble avoir une culture musicale originale et intéressante. Dommage qu'elle n'en use pas plus au cours de ce roman. 

Je n'irai pas plus loin. Je m'attendais à mieux. Peut-être suis-je trop exigeant en la matière. 





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