dimanche 14 janvier 2018

Cujo, Stephen King.


Cujo est un saint-bernard de cent kilos, le meilleur ami de Brett Camber, qui a dix ans. Un jour, Cujo chasse un lapin qui se réfugie dans une sorte de petite grotte souterraine habitée par des chauves-souris.Ce qui va arriver à Cujo et à ceux qui auront le malheur de l’approcher constitue le sujet du roman le plus terrifiant que Stephen King ait jamais écrit. Brett et ses parents, leur voisin Vic Trenton et sa femme Donna, un couple en crise, Tad, leur petit garçon, en proie depuis des semaines à des terreurs nocturnes : tous vont être précipités dans un véritable typhon d’épouvante, un cauchemar nommé Cujo…Publié il y a vingt-cinq ans, Cujo reste une des œuvres majeures de Stephen King, et un classique de l’épouvante.





Les lecteurs de ce blog ont certainement remarqué que Stephen King est l'un de mes auteurs préférés. Il exerce sur moi une sorte de fascination. Peut-être parce qu'il est un conteur remarquable. Peut-être parce qu'il est l'un des auteurs américains qui décrit si bien son pays et qu'il évolue avec son temps. Peut-être aussi parce qu'il a été très souvent adapté au cinéma. Sûrement aussi parce que j'ai grandi avec lui. 
Comme je le disais donc, nombreux sont ses romans ou nouvelles qui sont devenus des films. Certains sont bons, d'autres très bons. Parfois, il y a des films qui méritent le détour mais ne sont pas pour autant plébiscités.  Pendant cette année 2018, je vais essayer de décrypter livres/films afin de donner mon avis. 
Premier de la liste : Cujo. 

Un point sur le livre 

Cujo est l'un des premiers romans de Stephen King. Il a été publié en 1981. Cujo est l'histoire de ce chien, un gentil Terre Neuve, qui après avoir été mordu par une chauve-souris contracte la rage. Il devient fou et va tuer des gens. Stephen King dessine des personnages bien ancrés dans leur monde et aux antipodes les uns des autres. On a le publicitaire surmené, la femme au foyer qui s'ennuie, leur petit garçon en proie à des terreurs nocturnes d'un côté. De l'autre, on trouve un garagiste bourru et taciturne qui mène à la baguette femme et enfant. Et puis le chien. Qui part un affreux concours de circonstances va se retrouver à terroriser une femme et son enfant dans leur voiture. 
Une bonne partie du roman se passe d'ailleurs en compagnie de Donna et de Tad coincés dans la voiture tandis que le chien les guette, les attaque, les attend. 

Cujo est l'un des personnages central du livre. Il est extrêmement bien décrit. Sa lente dégradation, son mal être, son ressenti est parfaitement retranscrit par l'auteur. On souffre avec cette bête. On l'accompagne et on ne peut s'empêcher de l'aimer même s'il devient un monstre sanguinaire. C'est aussi cela qui fait la force de ce roman. 

Cujo est une sorte de huis clos passionnant. Il y a finalement peu de personnages et d'actions mais Stephen King parvient à tenir en haleine le lecteur tout au long de ce (assez court) roman. J'ai frissonné, retenu mon souffle, soufflé et sécher une larme à sa lecture. 

Du coup, je me suis rué sur le film. 

Ma vision du film

On doit le film au réalisateur Lewis Teague (ce nom ne vous dira probablement rien mais il réalisera plus tard Le diamant du Nil et Navy Seal) en 1983. 
Bien qu'il soit donc très ancien, ce film a bien vieilli je trouve. Les acteurs sont convaincants, surtout le chien qui prend une bonne place, la même que dans le film. Il a une bonne bouille, ce chien et on a mal avec lui lorsque le virus se propage dans son corps. On voit sa lente descente aux enfers. Son corps qui se ravage, les yeux qui purulent, le poil qui se graisse, qui devient sale, la bave aux lèvres. On ressent sa souffrance et on comprend qu'il en vienne à attaquer les hommes. 
Quelques scènes sont spectaculaires et plutôt bien fichues avec les moyens de l'époque. Le suspens est bien présent et malgré le fait qu'une bonne partie du film tourne autour de Donna et de son fils coincés dans leur voiture, on ne s'ennuie pas une seconde. 
Evidemment, comme pour toute adaptation, les personnages sont moins fouillés, moins travaillés que dans le roman. Pour autant, je trouve que le film est réussi. 
Pour ceux qui seraient passé à côté en 1983, il est donc à voir. 




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