jeudi 24 août 2017

A bout de course, Richard Stark, Rivages noirs


Après avoir dû renoncer à un casse parce qu'un complice portait un micro, Parker voit un coup formidable compromis par une stupide maladresse. Mais la poisse le poursuit. Lorsqu'un tueur à gages puis les flics s'en mêlent, la situation devient incontrôlable.
"Stark emploie son intelligence supérieure et sa virtuosité... Du grand art." (New York Times Book Review)



Richard Stark (alias Donald Westlake) a publié plusieurs romans mettant en scène un personnage singulier, Parker, braqueur de son état. 
Dans cette nouvelle aventure, le hasard le met sur un nouveau coup : le braquage de camions blindés. Tout paraît simple mais comme souvent avec Parker, tout va aller de travers et il va devoir régler les problèmes les uns après les autres pour parvenir à ses fins. 
L'intrigue est simple mais efficace. L'auteur veut faire vite et ne se perd pas dans de nombreuses descriptions. Il souhaite aller à l'essentiel et y parvient sans toutefois sacrifier la langue. Richard Stark  est un maître, très doué et ce n'est pas parce qu'il n'entre pas dans les détails que son livre est moins bon. Au contraire, là c'est du haut vol. On ne s'ennuie pas une seule seconde et même si Parker est un braqueur, on se prend d'amitié pour lui. On compatit car c'est un personnage avec des vraies valeurs. Il n'est pas violent sans raison. Tout ce qu'il fait est réfléchi et il doit composer avec la malchance ou la maladresse de ses complices. Alors, même si notre morale nous l'interdit, on voudrait qu'il réussisse son coup et on coupe notre respiration. 
A bout de course est un excellent roman et une lecture parfaite pour cette fin de vacances. 

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