vendredi 23 décembre 2016

La nuit des chats bottés, Frédéric H Fajardie, éditions la Table ronde


Par amour pour Jeanne, jeune femme désenchantée, Stéphan et Paul, deux anciens militaires, vont lancer la plus grande opération de plasticage de tous les temps. Jeanne a souffert de voir son père humilié par la société. Stéphan et Paul vont lui offrir une revanche posthume : «La vie est une opération de commando, c’est une razzia sur l’amour, l’amitié, la tendresse, la bagarre, le pouvoir…» Masqués de cagoules, ils vont s’attaquer à une banque, à un P.M.U., à une clinique, aux usines Renault, au ministère des Finances, et même au Sacré-Cœur. Livre fondateur d’un romantisme noir et anarchique, La nuit des Chats bottés est une œuvre emblématique, un règlement de comptes phénoménal, saluée à sa sortie par une presse unanime.





Troisième roman lu de Frédéric H Fajardie pour ma part. Un roman qui commence par une histoire d'amour entre Stéphan et Jeanne. Jeanne qui va se trouver au coeur d'un engrenage de violence qu'elle n'essaiera pas d'endiguer quand la vérité va se dévoiler peu à peu.
Comme à son habitude, Fajardie ne passe pas par quatre chemins, ça castagne, ça bastonne et ça plastique à tout va. Il ne s'embarrasse pas de préoccupation psychologique, les personnages sont dressés rapidement, leur personnalité comme leur physique. L'essentiel n'est pas là. Fajardie s'attache à raconter une histoire, simplement.
Donc, on retrouve les policiers, barbouzes ou pourris, hommes politiques véreux et vénaux. Les chats bottés sont insaisissables. Ils les font tourner en bourrique, font sauter des objectifs bien précis et s'évanouissent dans la nature.
Comme d'habitude, les dialogues sont incisifs, parfois drôles, sans concession.
Bref, tous les ingrédients sont présents pour en faire un très bon polar, d'ailleurs unanimement salué par les critiques à sa sortie en 1979. Pourtant, je l'ai moins apprécié que les deux précédents. Je n'ai pas été conquis par l'histoire ni les personnages. Je trouve le prétexte pour tout faire pêter un peu... facile voire futile. Même le policier, je le trouve fade et sans envergure. Les chats bottés le provoquent, inscrivent son nom sur les lieux des différents plastiquages et lui, il est nonchalant, comme si rien ne l'atteignait.
Donc, une lecture qui me laisse sur ma faim, un peu perplexe. C'est bien mais pas extraordinaire.

Je remercie les éditions de la Table ronde pour cette découverte.






Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire