dimanche 27 novembre 2016

Soul of London, Gaëlle Perrin-Guillet, éditions Fleur sauvage.

Londres, 1892. Un climat de peur. Un flic qui boîte et un jeune orphelin. Tous deux face à un meurtre... ... dont il ne fallait plus parler. Jouant avec un côté « Sidekick », Soul Of London nous plonge dans une atmosphère londonienne fort bien documentée. Ce nouveau thriller, de Gaëlle Perrin, se révèle être aussi distrayant qu'angoissant.





Départ pour le Londres du XIXème siècle avec le nouveau roman de Gaëlle Perrin-Guillet publié aux Editions Fleur Sauvage. 
Le quatrième de couverture annonce un thriller aussi angoissant que distrayant. Je dois admettre que c'est vrai et je m'explique. 

Une angoisse travaillée

Tout d'abord le côté angoissant apparaît dans l'intrigue elle-même. Londres et sa police sont traumatisés par l'échec retentissant des meurtres du terrible Jack l'Eventreur. La population n'a plus confiance dans les policiers. Normal, me direz-vous. C'est dans ces conditions que de nouveaux meurtres sont perpétrés. Un premier cadavre est découvert dans les boyaux de l'Underground. De son côté, l'inspecteur Wilkes, consigné dans un bureau après un accident qui lui a zigouillé la jambe, s'occupe d'assassinats de chiens. Henry Wilkes, personnage principal du roman, s'est adjoint le concours de Billy, un orphelin qu'il a recueilli l'année précédente et qui lui prête donc main forte au boulot comme à la maison. Je reviendrai sur Billy plus tard. Je finis sur le côté angoissant. Angoissant donc par l'intrigue qui amène dès le début plusieurs meurtres dont celle d'une jeune fille, inexpliqué. Affaire bouclée. Sa soeur veut trouver le coupable, embauche Henry. Et l'affaire commence. 
L'ambiance aussi est angoissante. Gaëlle Perrin Guillet plonge ses personnages dans un Londres brumeux et neigeux avec des scènes où le décor sert de personnage. Des quartiers sordides aux docks, des souterrains de l'Underground aux couloirs de l'orphelinat, tout y est pour nous serrer les tripes. 

Une enquête distrayante

Pour autant, la force de ce roman est aussi dans son côté "classique", une enquête à la Sherlock Holmes où l'auteur ne tombe pas dans les descriptions gores et sanguinolentes. Même la scène de l'autopsie reste "convenable". Le duo formé par Henry et Billy fonctionne à merveille. Les deux personnages ont leur propre personnalité et se complètent plutôt bien. Le côté "ours" de Henry est souvent contrecarré par la sociabilité de son jeune protégé. il n'hésite pas à le remettre en place pour leur bien à tous les deux. 
Soul of London est donc un roman qui rend hommage à tous ces romans qui mettent en avant l'intelligence des enquêteurs. 


J'ai suivi Gaëlle Perrin Guillet depuis ses débuts dans l'écriture. Je suis heureux de constater que son travail s'affine, se professionnalise, devient mature. Ce roman est très abouti et ouvre une nouvelle porte dans un univers où elle est à l'aise. D'ailleurs, une suite est prévue mais chutttt, c'est encore un secret. Espérons qu'elle arrive vite !

Ce livre est disponible aux éditions Fleur sauvage. 

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