mercredi 12 octobre 2016

Péché de chair, Colleen McCullough, éditions de l'Archipel.


Août 1969. Holloman, petite ville du Connecticut, a retrouvé son calme après les tragiques événements de janvier (cf Le Dernier Banquet, Archipoche). Jusqu’au jour où un, puis deux corps d’homme mutilés sont retrouvés.
Le capitaine Delmonico écourte alors ses congés pour enquêter sur cette affaire. Assisté du sergent Delia Carstairs et du lieutenant Abe Goldberg, il découvre très vite un lien entre les deux meurtres et la disparition inexpliquée de plusieurs femmes.
Et si Holloman n’avait pas affaire à un psychopathe, mais à deux ? Voilà qui promet une fin d’été torride, irrespirable…




Qui n'a jamais entendu parler de Colleen McCullough, l'auteure de Les oiseaux se cachent pour mourir
Elle nous a quitté l'an dernier en nous laissant une oeuvre conséquente et variée. Je n'avais encore jamais lu cette auteure et c'est avec plaisir que j'ai parcouru les quelques 365 pages de son ultime roman. Péché de chair met en scène Carmine Delmonico, capitaine de police de Holloman dans le Connecticut, et son équipe : Délia, Abe et les autres, équipe qui a fait ses débuts en 2007 dans Corps manquants. 
Dans ce roman, ce n'est pas une enquête mais deux que l'auteure nous propose. Deux affaires menées en parallèle par Délia et l'autre par Abe et Carmine. La première doit retrouver la trace de six femmes portées disparues sur un laps de temps de plusieurs années. De son côté Abe doit faire face à des cadavres d'hommes retrouvés mutilés de leur masculinité. 
Bien sûr, on se doute que les deux affaires vont se lier à un moment ou à un autre. Mais de quelle manière ? 
J'ai éprouvé quelques difficultés à entrer dans ce livre. Colleen McCullough a une écriture particulière. Je ne sais pas si c'est du fait de l'auteure ou du traducteur mais j'ai parfois du relire plusieurs fois les mêmes passages pour bien les saisir et les comprendre. Elle semble aussi aimer les phrases à rallonge qui tiennent sur plusieurs lignes. 
J'ai ensuite commencé à me familiariser avec Colleen McCullough. J'ai été pris dans ce récit qui avance rapidement et qui multiplie les personnages. L'enquête n'est pas toujours au premier plan. L'auteure nous décrit plutôt les personnages dont chacun aura un rôle à jouer. Les amitiés se nouent, parfois trop rapidement, je trouve, les invitations se succèdent et les secrets sont mis au jour petit à petit. 
C'est brillant et habile. 
En revanche, je ne sais pas où l'auteure a trouvé ces prénoms mais je dois reconnaître qu'elle fait preuve d'originalité. Dans le désordre on trouve : Carmine Delmonico, Délia Carstairs, Fennela, Rufus et même une religieuse répondant au nom de Perpétua. Même si ce dernier prend racine dans l'histoire chrétienne, je dois avouer qu'il n'est pas banal. 

Les deux affaires sont donc résolues l'une après l'autre avec le brio qui caractérise l'auteur. Ce roman m'a donné bien envie de découvrir les livres précédents. 
Une belle surprise et je remercie vivement les éditions l'Archipel. 



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