mercredi 26 octobre 2016

Le cri, Nicolas Beuglet, XO éditions

Hôpital psychiatrique de Gaustad, Oslo. À l’aube d’une nuit glaciale, le corps d’un patient est retrouvé étranglé dans sa cellule, la bouche ouverte dans un hurlement muet. Dépêchée sur place, la troublante inspectrice Sarah Geringën le sent aussitôt : cette affaire ne ressemble à aucune autre…
Et les énigmes se succèdent : pourquoi la victime a-t-elle une cicatrice formant le nombre 488 sur le front ? Que signifient ces dessins indéchiffrables sur le mur de sa cellule ? Pourquoi le personnel de l’hôpital semble si peu à l’aise avec l’identité de cet homme interné à Gaustad depuis plus de trente ans ?
Pour Sarah, c’est le début d’une enquête terrifiante qui la mène de Londres à l’île de l’Ascension, des mines du Minnesota aux hauteurs du vieux Nice.
Soumise à un compte à rebours implacable, Sarah va lier son destin à celui d’un journaliste d’investigation français, Christopher, et découvrir, en exhumant des dossiers de la CIA, une vérité vertigineuse sur l’une des questions qui hante chacun d’entre nous : la vie après la mort…
Et la réponse, enfouie dans des laboratoires ultrasecrets, pourrait bien affoler plus encore que la question !
Inspiré par des découvertes et des événements réels, Le Cri renvoie à nos peurs les plus intérieures. Un thriller sur la folie des hommes et le danger d’une science dévoyée, transformée en arme fatale.




Un hôpital psychiatrique perdu en Norvège, un froid de canard, un dangereux criminel enfermé, une policière au bord de l'implosion et une mort suspecte. Voilà un début qui s'annonce percutant. Les premières pages le sont d'ailleurs. Pas un seul temps mort, l'ambiance enneigée et poisseuse y est aussi pour quelque chose. Cette première partie se déroule donc en Norvège. Il fait froid, vous l'aurez compris, la neige tombe et pour cette enquête, notre inspectrice se trouve chargée d'aller dans un sordide hôpital psychiatrique que Denis Lehane n'aurait pas renié.
Tous les ingrédients sont donc présents pour un thriller époustouflant. Et pourtant, le récit s'essouffle même si en bon scénariste l'auteur ne laisse aucun répit à ses héros - on se croirait dans un film d'action- et à ses lecteurs. Bien sûr, on a aussi l'amourette obligatoire entre les deux protagonistes.
Dommage, c'est cousu de fil blanc.
La deuxième partie est consacrée quant à elle aux pérégrinations de Sarah et de Christopher entre la France, l'île de l'Ascension et les Etats-Unis. Là encore, le roman aurait pu être captivant mais les scènes décrites sont caricaturales, conventionnelles. J'ai parfois eu l'impression de me retrouver dans une mise en roman d'un film d'Indiana Jones. Par exemple la scène où l'on fait connaissance avec Christopher. Il finit une conférence devant une assemblée d'étudiants qui boit littéralement ses paroles et dont certaines de ses membres sont conquises voire amoureuse (cf : l'étudiante qui veut à tout prix lui glisser son numéro de téléphone). Evidemment, Sarah voit en lui un simple joli coeur, qu'il n'est pas en réalité.
La scène dans la mine est elle-aussi très mal construite à mon goût.
Bref, plusieurs scènes de cet acabit ne m'ont pas plu dans ce roman.
De fait, je n'ai pas accroché aux théories scientifiques développées par l'auteur. Certes, le récit s'inspire de faits réels mais l'auteur va plus loin (je n'ai pas été vérifier sur internet la véracité de ce que Nicolas Beuglet raconte) avec "le cri" (je n'en dirai pas plus pour ne pas spoiler les lecteurs).
J'ai aussi trouvé une certaine... comment dire ? ... forme de faux suspens, de fausses révélations genre : "tu te rends compte de ce qu'on a trouvé ? C'est incroyable !
Ah bon, dirais-je en simple profane. Ok, mais en quoi c'est important ?

Vous l'aurez compris, je n'ai pas aimé ce roman qui pourtant était très bien parti. Je n'ai pas adhéré ni aux personnages qui sont assez conventionnels et sans surprise ni aux scènes d'action ni aux théories scientifiques qui ne m'ont pas intéressé.
C'est dommage car l'idée de départ était plutôt bonne.

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