mercredi 24 février 2016

La colline aux suicidés, James Ellroy, Rivages.

Sur Terre du noir, on adore Ellroy !

Depuis que sa femme et ses filles l'ont quitté, le sergent Lloyd Hopkins est seul. Seul contre ses anciens collègues qui veulent le forcer à prendre une retraite anticipée ; seul contre les braqueurs de banque, tueurs de flics ; contre les nouveaux chrétiens ; contre les tarés, les macs, les fêlés et les obsédés du cul. Hopkins est seul contre lui-même et sa propre folie. Il est prêt au sacrifice.



Nouvelle plongée dans Los Angeles pour James Ellroy qui reprend les ingrédients qui ont faits la réussite des deux premières aventures de sa trilogie consacrée au sergent Lloyd Hopkins. Un Hopkins que sa hiérarchie tente d’écarter et qui dans le même temps vit mal la séparation d’avec son épouse et ses filles. En attendant de le mettre définitivement au placard, on l’envoie enquêter sur une affaire ‘’pourrie’’ mais Lloyd, du fait de son intelligence hors du commun, parvient à se mettre sur le chemin de deux frères hispanos cambrioleurs pas très malins mais également d’un voleur de voiture futé mais accro à une fille cocaïnomane... Les quatre personnages vont se rencontrer à un moment ou à un autre, on le sait, on attend uniquement de comprendre par quels moyens Hopkins va réussir à stopper ou non ces trois individus qui sèment la terreur dans la ville. 

Au moment d’achever la trilogie, pour ma part, je ne peux m’éviter d’avoir une grosse pointe de tristesse en moi, m’étant attaché à ce personnage de Lloyd Hopkins, un individu complexe, plein de vice, empli de noirceur, toujours borderline, adepte de la méthode forte, à l’image d’un Vic Mackey dans la série tv ‘’The Shield’’, une personnalité cependant rendue attachante par Ellroy dans ce bourbier qu’est le Los Angeles qu’il décrit. Comme souvent avec Ellroy, les personnages sont plus barrés les uns que les autres, et les thèmes sont toujours les mêmes: drogue, sexe, crime, violence gratuite, remords, amour, haine, Los Angeles, etc... A consommer sans modération, au moins pour découvrir les prémices du talent d’Ellroy puisque cette trilogie est son premier fait d’arme avant son quatuor consacré à Los Angeles (Le Dahlia Noir/Le Grand Nulle Part/L.A.Confidential/White Jazz). 

Ben

2 commentaires:

  1. c'est bien tout le problème avec les auteurs de talents. Quand tu t'attaches à un personnage, difficile de le quitter et de passer à autre chose! heureusement avec Ellroy on a tellement à découvrir que la tristesse reste passagère ! ;)

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    1. En effet, La Petite Souris. Ellroy est très fort pour nous faire aimer des personnages a priori pas très attachant ni forcément sympathique.

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