jeudi 10 décembre 2015

Le fléau d'Eden, James Rollins, Pocket


UN EXCELLENT ROMAN DE SERIE B 
Après les pluies torrentielles qui se sont abattues sur le delta du Mississippi, l’U.S. Border Patrol inspecte ce secteur apprécié des contrebandiers et passeurs de clandestins.
La brigade de Jack Menard a d’ailleurs découvert un chalutier échoué sur une île dont la cargaison est pour le moins inhabituelle : de minuscules singes siamois, un perroquet savant sans plumes, un bébé jaguar très particulier... Tout indique que la mère, un fauve de plus de deux cents kilos muni de dents de sabre, s’est échappée.
Pour l’aider à comprendre d’où proviennent de telles aberrations, et qui a pu les créer, Jack fait appel au Dr Lorna Polk, une pointure en génétique animale et une vieille connaissance...
Mais la vraie question qu’ils vont devoir éclaircir est : dans quel but ces expérimentations ont-elles été menées ?


Sortie en novembre aux éditions Pocket, Le fléau d'Eden est le second roman (après Amazonia : http://terredunoir.blogspot.fr/2012/07/amazonia-james-rollins.html) de cet auteur que je lis. 
Je dois dire que j'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce livre. James Rollins écrit d'une telle façon qu'on a l'impression de voir un film où l'action se mélange à la science et à l'émotion. Bref, tous les ingrédients sont présents pour distraire le lecteur. De beaux paysages, de l'action, une intrigue solide, un peu de folie, de l'amour, de la haine, des personnages parfois caricaturaux mais attachants, d'autres détestables à souhait. James Rollins n'invente rien mais la recette est fort agréable. 
Le pitch de départ m'a beaucoup intéressé. Tout d'abord, les lieux : la Louisiane post Katrina, ses marais, le bayou mystérieux et attirant. Ensuite, les personnages : le costaud Jack, son bateau, son équipe tout aussi fortiche. Et bien sûr, la cargaison du chalutier qui révèle des horreurs qu'on suppose rapidement issues de manipulations génétiques.
Et c'est là que James Rollins aurait pu déraper dans la seconde partie du roman. En fait, il dérape un peu mais en "bon public" que je suis, je me suis laissé emporter, faisant fi de ce que pouvait développer comme thèse fumeuse cet auteur qui m'avait déjà transporté dans d'hypothétiques aventures dans Amazonia. 
Ce "fléau d'Eden" est donc un mélange de James Bond et de Rambo. On pourrait même penser que Jack Ménard soit incarné au cinéma par Bruce Willis, véritable bulldozer mais qui finit sur les rotules, abîmé autant physiquement que psychologiquement. Un type costaud mais sensible. 
Même si la recette paraît éculé, pour ma part elle a bien fonctionné. J'ai lu ce roman en quelques jours malgré ses 510 pages. La succession de chapitres courts (une dizaine de pages) et l'alternance des points de vue facilitent la lecture. On tourne les pages à la vitesse des pales d'un hélicoptère. 
Véritable page turner, je recommande vivement la lecture de ce roman qui vous fera oublier les misères du quotidien. 
Disponible aux éditions Pocket. 


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