lundi 9 novembre 2015

L'île de Nera, Elizabeth George, Pocket

Une étrange jeune fille qui ne parle pas, un phoque entièrement noir, appelé Nera, qui revient chaque année à la même date – l'île de Whidbey abrite bien des mystères. Et Becca King, avec sa fausse identité et une histoire familiale compliquée, n'est pas la moins mystérieuse de ses habitants. Réfugiée depuis peu sur l'île pour échapper à un meurtrier, Becca se retrouve chargée par la communauté scientifique d'observer le phoque Nera, l'attraction locale, avec Jenn, son ennemie jurée. Et les deux adolescentes n'auront pas trop de leurs talents conjugués pour faire toute la lumière sur cet animal aussi singulier que surprenant...




Elizabeth George est auteur que j'ai beaucoup lu et apprécié. J'ai avalé avec délice tous ses romans mettant en scène le fameux duo Linley/Havers. J'ai été envoûté par ses descriptions et ses intrigues passionnantes. Puis, je l'ai mise de côté. Plusieurs de ses romans m'ont déçu. 
Lîle de Nera marque mon retour. Il s'agit ici du deuxième tome d'une trilogie "the edge of nowhere". Le premier sorti en 2013 est intitulé "Saratoga Woods". Il met en scène une jeune fille, Becca. Dans ce second roman, Becca a trouvé refuge sur l'île de Nera. 
J'ai appréhendé ce livre difficilement. N'ayant pas lu le premier tome, j'ai été un peu perdu. De nombreuses questions se pressaient : Qui est cette fille ? Qu'est-ce qu'elle fait toute seule sur l'île ? Que fuit-elle ? Quel est son pouvoir ? Quel est le genre de ce roman ?
Car Becca possède un pouvoir, celui d'entendre les pensées des personnes qu'elle côtoie. Mais comme elle maîtrise mal ce don, elle est souvent obligé de se munir d'un appareil auditif que les autres confondent avec un lecteur de musique. Donc, il y a un petit côté fantastique. Et j'en arrive alors à une autre interrogation. A qui s'adresse ce roman ? 

Si l'intégralité du livre est ponctué par les pensées des personnages que surprend Becca, ce n'est que dans les derniers chapitres que le fantastique explose. Jusque là, l'auteur construisait son récit comme un polar. 
Ensuite, je me suis demandé quel public Elizabeth George voulait conquérir. Les adultes ? Les ados ? A ce jour, je n'ai pas répondu à cette question tant le ton du roman me paraît se rapprocher de la trilogie de Harlan Coben avec Mickey Bolitar. Cela dit, cette indécision ne m'a pas gêné. 
D'une manière générale, j'ai bien aimé ce livre même s'il faut absolument avoir lu le premier tome pour mieux saisir la complexité de l'intrigue. Le côté fantastique vient un peu tard à mon goût et n'est pas assez exploité. C'est dommage car l'auteur tenait là une bonne légende que je ne connaissait pas du tout. 
Bref, si ce roman n'est pas le livre de l'année, il est sans conteste un bon divertissement. 

1 commentaire:

  1. je ne connais pas le roman mais en lisant la chronique, je reviens sur Mickey Bolitar, série clairement destinée au jeune public, pour lui donner l'envie de lire. Après, cela ne m'a pas empêché de lire et d'apprécier les Mickey Bolitar...peut-être aussi car j'étais fan des aventures de son oncle...

    RépondreSupprimer