jeudi 7 mai 2015

La princesse des glaces, Camilla Läckberg, Actes noirs

Erica Falck, trente-cinq ans, auteur de biographies installée dans une petite ville paisible de la côte ouest suédoise, découvre le cadavre aux poignets tailladés d’une amie d’enfance, Alexandra Wijkner, nue dans une baignoire d’eau gelée. Impliquée malgré elle dans l’enquête (à moins qu’une certaine tendance naturelle à fouiller la vie des autres ne soit ici à l’oeuvre), Erica se convainc très vite qu’il ne s’agit pas d’un suicide. Sur ce point – et sur beaucoup d’autres –, l’inspecteur Patrik Hedström, amoureux transi, la rejoint. 
A la conquête de la vérité, stimulée par un amour naissant, Erica, enquêtrice au foyer façon Desperate Housewives, plonge dans les strates d’une petite société provinciale qu’elle croyait bien connaître et découvre ses secrets. 






Un polar classique avec une romancière, Erica Falck, jouant le rôle du détective, cherchant à découvrir qui se trouve derrière le meurtre de son amie d’enfance, Alexandra Wijkner, dont elle a retrouvé le corps sans vie dans une baignoire, les veines tranchées.. En effet, si dans un premier la police suédoise penche pour un suicide, il devient rapidement évident qu’elle a été assassinée.

On retrouve alors dans le roman ce que l’on peut lire dans la plupart des romans policiers, fleurant de près parfois avec les plus gros stéréotypes : on commence par la police menée par le commandant le plus incompétent possible et plus attiré par les flashs des journalistes que par la qualité de son travail. Vient ensuite le personnage d’Erica, plein de doutes, en conflit avec sa sœur, en pleine galère sentimentale, un personnage torturé et loin de vivre les plus beaux jours de son existence, rien de bien nouveau. Ensuite, on a droit à des personnages (trop nombreux à mon goût, on s’y perdrait presque !) faisant partie de familles au passé mystérieux laissant planer le doute sur leur possible implication ou non dans la disparition d’Erica…

L’enquête semble peu crédible dans la façon dont elle est menée, cela semble peu probable qu’il soit aussi facile que cela l’est pour Erica, d’obtenir des informations sur une enquête criminelle ou alors de pénétrer dans des lieux censés être fermés au public…mais passons. On ne reviendra pas non plus sur la chance qu’elle a de toujours trouver sur le bon indice au moment adéquat...on se croirait presque devant un épisode de Julie Lescaut (ça fait rêver, nan ?).

Quelques points négatifs donc au moment de revenir sur ce roman…mais dans le même temps, il n’y a pas tout à jeter, au contraire ! Si j’ai lu ce livre de 500 pages en trois soirées seulement, c’est qu’il avait quand même du bon à donner au lecteur : un phrasé facile à lire, les pages s’enchaînent facilement et la lecture demeure agréable tout au long du roman malgré des dialogues parfois un peu inutiles (et une traduction faite à l’emporte pièce par moments !). Le suspense est bien maintenu durant une partie du roman même si certains points sont largement prévisibles. Il n’en demeure pas moins que j’ai passé un bon moment dans l’ensemble et que j’ai trouvé dans ce roman un bon divertissement, une lecture tranquille, reposante, légère, avant peut-être d’enchaîner sur des romans plus prenants « psychologiquement ».

A lire donc si vous n’avez pas envie de vous retourner le cerveau et cherchez uniquement à vous divertir au coin du feu l’hiver ou au bord de la mer l’été. Au contraire, si vous cherchez le polar qui marquera à jamais votre vie de lecteur, passez votre chemin !


Camilla Läckberg Eriksson, née le 30 août 1974 à Fjällbacka, est une écrivaine suédoise, auteur de romans policiers. Elle est une des plus jeunes auteurs à succès dans son genreparmi les écrivains de fiction les plus vendus en Europe. Les romans de Camilla Läckberg se situent tous près de son lieu de naissance, la petite ville côtière de Fjällbacka, en Suède. 

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