vendredi 14 novembre 2014

Qui a tué le Dahlia noir ? Stéphane Bourgoin, Ring éditions

La plus grande énigme de l'histoire criminelle américaine enfin résolue.

15 janvier 1947, Los Angeles.
Le cadavre coupé en deux d Elizabeth Short, le « Dahlia Noir », est découvert sur un terrain vague. Vidé de son sang et lavé. Elle a été gardée prisonnière pendant plusieurs jours afin d être soumise à d innommables tortures, tenues secrètes à ce jour par la police de Los Angeles. Aujourd hui, Stéphane Bourgoin vous dévoile le monstrueux rituel du tueur. L analyse de la scène de crime et les pratiques hors normes de l assassin prouvent, sans l ombre d un doute, qu il n en est pas à son premier forfait.

1934-1950, Cleveland, Ohio.
1939-1940, New Castle et Stowe Township, Pennsylvanie.

Un serial killer mutile et décapite hommes et femmes. Il lave et vide de leur sang les corps de ses victimes. Et il pratique un rituel similaire à celui du Dahlia Noir. Vingt ans d investigations et l analyse de milliers de « cold cases » ont mené Stéphane Bourgoin sur la piste de l un des pires tueur en série américain, et d élucider ce crime légendaire, une hypothèse validée par les célèbres « profilers » de l Académie nationale du F.B.I., à Quantico. Spécialiste mondialement reconnu des serial killers, Stéphane Bourgoin nous livre, dans ces vingts ans d'enquête, le résultat de sa quête obsessionnelle.



Attention Bombe !
Ce livre est une bombe. Stéphane Bourgoin, bien connu de nos services, nous fait le plaisir de publier aux très bonnes éditions Ring le résultat de ses 20 ans d'enquête sur ce qui est devenu un mythe, le meurtre en 1947 d'Elizabeth Short, provinciale venue sur la côte ouest attirée par les sirènes d'Hollywood. Elle qui rêvait de gloire ne l'aura atteinte que "grâce" à une mort atroce, nous dit l'auteur. 
Méticuleusement, Stéphane Bourgoin analyse chaque thèse, revient sur la main mise des journalistes sur l'enquête, interrogeant même des témoins clés avant la police elle-même. Il parle aussi des conflits entre les différents services : LAPD, shérif, FBI..., des multiples déséquilibrés qui se sont accusés du meurtre et des hypothèses les plus farfelues et les plus invraisemblables. 
Ce livre est passionnant et se dévore comme un roman. Malgré ses 400 pages, il se lit très très vite. De nombreuses photos et documents garnissent le texte et dont certains sont totalement inédits. L'auteur confie lui-même qu'il a crée un réseau immense de policiers, de juristes, d'enquêteurs qu'il n'a pas hésité à contacter pour avoir accès à ces documents. 
Un cahier photo est inséré au milieu de l'ouvrage. 
Dans les dernières pages, Stéphane Bourgoin dresse un panorama complet de toutes les oeuvres (littéraires, cinématographiques ou musicales) qui ont été inspirées de près ou de loin par Elizabeth Short. C'est là qu'on peut se rendre compte, nous lecteurs français, de l'importance de ce meurtre sur la société américaine même 70 après. Ce "fait divers" a marqué les esprits aux Etats-Unis par ce qu'il raconte le rêve d'une provinciale aux rêves de gloire assassinée sauvagement et parce que toutes les hypothèses font fantasmer les gens. 
Qui a tué le Dahlia Noir est un formidable ouvrage qui clôt 70 ans d'enquête. En revanche, âmes sensibles s'abstenir : de nombreuses photos et descriptions sont parfois insoutenables. 
Disponible aux éditions RING. 

2 commentaires:

  1. Résumé parfait.
    Au-delà des meurtres perpétrés, plus barbares les uns que les autres, on est frappé par l'importance qu'a pu avoir la presse dans cette affaire. L'impression (la certitude même) qu'elle a empiété sur l'enquête et conduit à ce que le mystère reste entier durant toutes ces années. Le roman met également bien en avant les limites des différents services de police américaine qui n'hésitent pas à se cacher des informations durant des années afin d'avoir peut-être un jour la gloire de résoudre l'affaire, certains policiers cherchant ensuite à faire carrière en politique...
    Récit passionnant qui se lit rapidement malgré certains textes et clichés qui sont assez durs à soutenir.
    Par ailleurs, comme dit ci-dessus, on peut se rendre compte de l'importance du cas du "Dahlia Noir" dans la culture américaine. "Dahlia Noir", deux mots que l'on a souvent entendu dans des séries tv, films, chansons... Elizabeth Short rêvait de devenir célèbre, elle est devenue un mythe de la culture américaine à ses dépends...
    Le livre est vraiment excellent, je ne peux que le conseiller également!

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    1. Merci Anonyme pour ton commentaire très complet et très pertinent. C'est vrai que ce qui choque dans ce livre, outre la barbarie du crime et les liens que tisse Stéphane Bourgoin, c'est le rôles des médias et des policiers. Pour ma part, j'ai été très surpris et très déçu de celui joué par Eliot Ness que je ne connaissais que pour ses "incorruptibles" et qui là m'apparaît comme un opportuniste prêt à tout pour réussir. Tu as aussi raison quand tu sous entend qu'il vaut mieux ne pas trouver le coupable pour entretenir un mythe si prégnant encore dans la culture américaine.

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