lundi 12 mai 2014

La nuit sur terre, Pierre Pelot, Denöel

La France profonde. Deux braves types exploitent une petite entreprise. Ils n'ont qu'une ambition : acheter la maison voisine pour agrandir leurs locaux. Tout cela paraît bien inoffensif… jusqu'au jour où débarque la jeune propriétaire de la fameuse maison, qui est à la recherche de son mari. Et c'est la découverte cauchemardesque…
Le livre de Pierre Pelot fait peur et fascine. Âmes sensibles s'abstenir. La langue est belle, riche. Il y a là un lyrisme et un talent de romancier qui dépassent le cadre du policier classique. (4ème de couverture, 1983).


Publié en 1983, j'ai découvert ce livre grâce à ma liseuse ! Donc, merci à elle ! Pierre Pelot, en fin technicien, prend son temps pour planter son décor. Une ferme boueuse dans la France très profonde. Un vieux zoo dans lequel survivent des animaux blessés, amputés, malades. Clam, le maître des lieux qui bouffe grains de café à longueur de journée, Hénoch son fidèle assistant, un peu simplet, qui écorche les lapins qu'il élève.
Et puis, dans la maison voisine, Halmer qui y amène ses maîtresses, loin de Joss sa femme. Mais un jour, celle-ci reçoit des photos de son mari en compagnie d'une femme. Immédiatement, Joss se rend sur place. Dans cette maison de campagne, elle va rechercher des explications. Qui est le corbeau ? Où est son mari ? Très vite, elle va perdre pied. Ses certitudes vont s'écrouler jusqu'au dénouement épouvantable de ce récit fort et puissant. 
La plume de Pierre Pelot est précise et incisive. Il prend son temps pour faire monter le suspens, décrire les paysages, les décors. Ses dialogues sont comme des coups de poing au ventre. C'est subtil et terriblement efficace. 
Le livre se découpe donc en deux parties : la première sert à planter le décor et dans la deuxième, on verse dans l'horreur avec délectation et répulsion. 
La nuit sur terre est un roman ancien mais que j'ai pris énormément de plaisir à découvrir. 

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