dimanche 24 novembre 2013

A l'école de la nuit, Louis Bayard, Le cherche Midi


Angleterre, XVIe siècle. Thomas Harriot, mathématicien et astronome, est considéré comme le Galilée anglais. Scientifique de génie, il a constitué, avec quatre de ses amis, dont l'explorateur et espion Walter Raleigh et le dramaturge Christopher Marlowe, une mystérieuse société secrète, L'École de la nuit.

Washington, de nos jours. Aux funérailles d'Alonzo Wax, célèbre bibliophile, son exécuteur testamentaire, Henry Cavendish, spécialiste de l'époque élisabéthaine, est approché par un certain Bernard Styles. Celui-ci lui propose 100 000 dollars en échange d'un courrier énigmatique que Wax aurait eu en sa possession avant de mourir. Plongé dans les nombreux mystères de la bibliothèque de Wax, Harry réalise vite que cette lettre est peut-être susceptible de lever le voile sur l'un des secrets les mieux gardés de L'École de La nuit.

S'inspirant de faits réels, Louis Bayard nous convie à une formidable quête ésotérique, truffée de codes secrets et d'énigmes historiques, convoquant au passage l'histoire de la colonie perdue de Roanoke ou les zones d'ombre de la vie de Shakespeare. Avec une intrigue riche en rebondissements, il tient le lecteur en haleine de la première à la dernière ligne.
 



Le roman de Louis Bayard s'ouvre comme un polar historico-mystico-ésotérisme dont on pourrait craindre le mauvais goût. C'est sans compter le talent de l'auteur qui parvient à cuisiner de manière parfaite tous les ingrédients nécessaires. Evidemment, on pourrait se demander quelle sorte de lien pourrait être encore assez fort entre le XVI ème siècle et le XXIème au point à en arriver à tuer. Et bien, le lien c'est l'école de la nuit. Sorte de Club mystérico-intellectuel regroupant penseurs, écrivains, scientifiques dans la clandestinité de l'Angleterre victorienne. Et ce fameux documents mis au jour et convoité par des collectionneurs avisés. Document qui pourrait remettre en cause beaucoup de nos certitudes.
Ce roman, bien qu'érudit, est facile à lire. De part sa construction tout d'abord. Les chapitres alternent entre les deux époques de manière simple et rapide. Mais aussi grâce à l'écriture fluide et "populaire" de l'auteur. Louis Bayard nous en apprend beaucoup sur l'époque  sans jamais utiliser des phrases de dix lignes avec des flons flons indigestes. Ce qui est plaisant.
Les personnages sont attachants et même si l'histoire d'amour est téléphonée, ça n'enlève rien  au récit qui est haletant. Les scènes d'actions se succèdent  et le lecteur est vite embringué dans cette course.
L'intrigue quant à elle est bien crédible et fort intéressante. Shakespeare en prend un coup, c'est sûr. Sa réputation va en pâtir...
J'ai aussi bien aimé les extraits de poèmes et de pièces de théâtre dont le texte est parsemé.
Pour conclure, ce roman est une bonne surprise.
Disponible aux éditions le Cherche Midi.

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