mardi 27 août 2013

22/11/63, Stephen King, Albin Michel

Imaginez que vous puissiez remonter le temps, changer le cours de l’Histoire.
Le 22 novembre 1963, le président Kennedy était assassiné à Dallas. À moins que...
Jake Epping, professeur d’anglais à Lisbon Falls, n’a pu refuser d’accéder à la requête d’un ami mourant : empêcher l’assassinat de Kennedy. Une fissure dans le temps va l’entraîner dans un fascinant voyage dans le passé, en 1958, l’époque d’Elvis et de JFK, des Plymouth Fury et des Everly Brothers, d’un taré solitaire nommé Lee Harvey Oswald et d’une jolie bibliothécaire qui deviendra le grand amour de Jake, un amour qui transgresse toutes les lois du temps.
Avec une extraordinaire énergie créatrice, King revisite au travers d’un suspense vertigineux l’Amérique du baby-boom, des « happy days » et du rock and roll.
 

Comment parler de ce roman sans oublier quelque chose tellement il est riche ? Stephen King a osé reprendre un récit qu'il avait entamé dans les années 70 mais qu'il s'était résigné à ranger dans son bureau. C'est tout à son honneur car il a mûri pour en sortir une pépite de près de 1000 pages qui se dévorent à une vitesse vertigineuse.
Comment qualifier ce roman, nous qui avons la fâcheuse manie de tout classer ou ordonner ?
Roman historique ? Certes. Stephen King reprend l'Histoire à son compte et retrace la vie des Etats-Unis de la fin des années 50 au début des années 60. On a plaisir à rouler auprès de Jake/Georges dans sa Ford Sunliner -on imagine d'ailleurs ses chromes rutilantes, ses ailes démesurées et son moteur puissant. On danse avec entrain aux bals lycéens où élèves et enseignants sont mélangés sans haine ni animosité. On frissonne à l'idée de rencontrer Lee Harvey Oswald en chair et en os.
Roman d'amour ? Bien sûr ! Les poils se hérissent et le cœur s'emballe quand l'auteur rapproche de deux ces personnages et qu'il s'aperçoivent qu'un amour les tient.
Roman fantastique ? Un peu, bien sûr. Il faut accepter le fait que Jake fasse un saut dans le passé en passant par un "terrier" depuis la caravane de son ami mourant.

Ce roman est une pure merveille. Stephen King nous démontre encore toute l'étendue de son talent pour raconter des histoires. Alors parfois c'est un peu long, je le concède, mais ce détail est vite oublié une fois refermé le livre car il pose malgré tout une question essentielle : que se passerait-il si on pouvait changer le cours de l'Histoire ? Quelles en seraient les conséquences sur la petite histoire - celle des gens ordinaires- ?
22/11/63 est disponible aux éditions Albin Michel.

1 commentaire:

  1. Quasi 1000 pages...et pourtant, ce roman passe à une vitesse effrénée...j'ai enchaîné les pages et lu le roman en quelques jours à peine.
    Très peu de science fiction une fois encore, si ce n'est la concept du voyage dans le temps, à part "ce détail", on est plongé dans les années 50/60 des USA, c'est un régal, on s'y croirait. Quand on n'a pas connu cette époque, on a l'impression de faire partie de certains vieux films ou vieux reportages sur ces années là aux Usa...c'est vraiment prenant, bien raconté, on est partie intégrante de cette période de l'Histoire US.
    Quant au but principal de ce voyage dans le temps...sacrée idée. "What if" comme on souvent l'habitude de le dire les américains..."what if" JFK n'avait jamais été assassiné? Le monde aurait-il mieux tourné ensuite? La Guerre du Vietnam aurait-elle duré si longtemps? Etc...tant de questions qui resteront sans réponses...
    Je conseille fortement ce livre! Un chef d'oeuvre littéraire!

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