dimanche 14 juillet 2013

Stone Island, Alexis Aubenque, éditions du Toucan

Archipel en plein cœur de l’océan pacifique, Stone Island est le paradis sur Terre…ou presque…
 A la suite du décès de son père biologique, Fiona Taylor, jeune avocate fraîchement diplômée, devient héritière. Plutôt que de couler des jours paisibles dans son pays d’adoption, elle décide de se rendre sur Stone Island à la recherche de ses véritables racines. Dès lors, elle va s’établir dans une vaste demeure coloniale, perdue dans la jungle, où accueillie par des domestiques et une aïeule au comportement étrange, elle tentera de percer les secrets de sa famille. Dans cette quête, elle doit passer par le commandeur Jack Turner, premier homme de loi de l’île, qui doit faire face de son côté au meurtre d’un homme d’affaires, tué dans des circonstances étranges. Simple crime crapuleux, raciste, ou plus délicat encore ?
Turner devra faire le tri entre toutes les pistes, pour tenter de comprendre les tenants et les aboutissants d’une inquiétante série de meurtres qui ne serait peut-être pas sans liens avec les questions de Fiona…





Un roman dont le 4ème de couverture m'avait attiré. J'aime bien ces ambiances chaudes, tropicales et confinées dans des espaces restreints dans lesquelles les personnages ne peuvent pas se cacher. C'est donc avec beaucoup d'entrain que j'ai ouvert ce livre, le premier de l'auteur en ce qui me concerne. Hélas.
Alexis Aubenque remplit son contrat. Il nous livre un polar bien travaillé cependant il y a quelque chose qui ne passe pas. Je pourrai dire que ce roman possède les qualités de ses défauts dans le sens où tout paraît contradictoire. Je m'explique.
Vous est-il déjà arrivé de lire un livre ou de regarder un film sans éprouver d'émotion particulière et à la fin se demander ce qu'on en a pensé ? Pour ma part, c'est ce qui m'est arrivé à la lecture de "Stone Island". J'ai tourné les pages les unes après les autres - c'est un polar qui se lit très vite, malgré tout- mais sans jamais ressentir d'empathie pour les personnages, sans jamais frissonner, sans jamais me demander avec excitation ce qu'il allait advenir par la suite.
Toutefois, je ne parviens pas à dire que c'est un mauvais livre -certains j'en suis sûr y trouveront leur compte- ni même un bon polar. Les personnages sont fouillés, c'est indéniable mais... il y a toujours ce "mais" qui coince, ils sont trop cliché : Coupland en flic brutal, Fiona en ingénue naïve, la grand-mère...
Revenons à l'intrigue et au bandeau qui présente le récit :"certains familles cachent de terribles secrets..." C'est tout le cœur de l'histoire mais c'est tellement rabâché qu'on se croirait dans un Dallas colonial. Au fil des pages, Fiona va découvrir la vérité qu'elle aurait sans doute préféré ne jamais connaître, malgré les avertissements d'une grand-mère caricaturale, maîtresse d'œuvre d'une machination improbable et à laquelle je n'ai pas adhéré.
Et puis, il y a cette monumentale erreur qu'un passionné de surf ne peut laisser passer : le body surf ne se pratique pas à l'aide d'une planche mais avec son corps et une paire de palmes. L'auteur confond ce sport avec le body board, petite planche avec laquelle le surfeur glisse allongée sur la vague. Encore différent du surf où le gaillard est debout. C'est rien, c'est un détail mais c'est comme si on confondait le ski et la luge.

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