mardi 16 juillet 2013

Sombre mardi, Nicci French, Fleuve noir.

 
Lorsque l'assistante sociale vient faire sa visite de routine à Michelle Doyce, une dame d'une soixantaine d'années victime de troubles de la personnalité, elle ne s'attend pas à trouver dans le salon un homme mort, nu comme un ver, une pâtisserie à la main… Michelle est incapable d'expliquer les circonstances ni de donner le nom de la victime, plongeant la police dans le plus profond désarroi. En dernier recours, le commissaire Karlsson fait donc appel à la psychologue Frieda Klein, qui a déjà prouvé lors de leur dernière enquête à quel point son analyse est précieuse.
Frieda est persuadée que Michelle est innocente mais qu'elle détient la clé du mystère. L'enquête avance enfin le jour où une certaine Janet Ferris déclare à la police la disparition de son voisin, qui s'avère être la victime. Mais plus Frieda et Karlsson creusent dans le passé de ce Robert Poole, plus le mystère s'épaissit. Manipulateur hors pair de femmes solitaires et vulnérables, il s'est fait de nombreux ennemis, tous des suspects.
Pendant ce temps, Frieda ne peut se défaire du sentiment que quelqu'un, dans l'ombre, la suit…
 
 
Disons-le tout de suite, Sombre mardi est la suite de Lundi mélancolie. Il y a bien dans ce livre une intrigue nouvelle toutefois, on y retrouve les mêmes personnages et de nombreuses références au premier opus. Donc, il vaut mieux lire le premier avant. Ce que je n'ai pas fait et j'ai ramé pour pouvoir comprendre ce que je lisais par moment. Dommage.
Mis à part ce souci, Sombre mardi est un roman qui part sur les chapeaux de roues mais qui va s'essouffler par la suite. L'écriture est inégale, certains passages sont très biens d'autres sont confus. Il y a beaucoup de personnages secondaires qui n'ont pas vraiment de rôle, certaines scènes ne sont pas utiles et ne font pas avancer l'histoire, les descriptions sont parfois longues.
Cependant, l'intrigue est intéressante et assez originale : la victime qui devient rapidement coupable. C'est un point de vue qu'on voit rarement dans les romans policiers et le couple French a écrit une bonne histoire.
Les personnages quant à eux, sont inégaux. L'héroïne est psychothérapeute et on ne risque pas de l'oublier. Je n'ai pas compté combien de fois ce mot est répété mais lorsqu'il ne l'est pas, Frieda (la fameuse psy) a la fâcheuse tendance de ne répondre aux questions que pas d'autres questions. Typique des psys. Je dois dire que ça m'a agacé un tantinet, ça va bien quand un patient est sur son divan mais dans les conversations de tous les jours... Pourtant, elle est très forte cette psy qui collabore avec une police qui n'avance pas. Le lecteur en vient même à se demander si Karlsonn et ses collègues ne seraient pas des bons à rien.
Pourtant, malgré un manque de dynamisme, j'ai trouvé dans l'ensemble que l'histoire se tient. J'ai eu envie de tourner les pages, d'aller au bout, de voir comment tout cela allait se terminer.
Une fin intéressante même si elle laisse encore beaucoup de questions en suspens.
Sombre mardi est disponible ici :

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