lundi 24 juin 2013

Ordres de Berlin, Simon Tolkien, Michel Lafon

Londres, 1940. La capitale britannique subit jour et nuit les assauts des bombes allemandes. Un soir d’alerte aérienne, Albert Morrison, ex-patron du MI6, le service des renseignements anglais, est poussé par-dessus la rampe d’escalier du haut du troisième étage de son immeuble. Il meurt aux pieds de sa fille Ava, qui s’apprêtait à gravir les marches. Dans la pénombre, elle n’a pas pu voir l’agresseur, qui s’est enfui par l’escalier de secours.
Pour Trave, jeune enquêteur, c’est une première grosse affaire. Il apprend qu’un certain Thorn, également cadre au MI6, est venu rendre visite à Morrison l’après-midi même de sa mort… Trave découvre également un mystérieux message dans la poche du défunt. En le déchiffrant, il comprend qu’un complot visant à assassiner Churchill s’organise. Thorn serait-il impliqué dans l’affaire ? Morrison aurait-il tenté de l’en empêcher, devenant une victime collatérale ? Trave doit agir vite, car s’il ne parvient pas à sauver le Premier ministre, c’est le destin du pays tout entier qui pourrait basculer.



Avec un tel patronyme, Simon Tolkien ne pouvait que faire carrière dans la littérature. Il est en effet le petit-fils du célèbre auteur du Seigneur des Anneaux. Mais pour se détacher du lourd héritage familial, Simon Tolkien officie dans le polar historique.
Ordres de Berlin se déroule durant la seconde guerre mondiale dans le Londres soumis aux attaques aériennes des allemands. Dans ce roman bien travaillé, la petite histoire rencontre la grande, aussi trouve t'on des gens ordinaires (un flic tenace, un autre revêche, une femme trompée) et ceux qui ont contribué à façonner l'Histoire (Hitler, Churchill...). Une sombre machination se joue tandis que le policier tenace mène une enquête pour meurtre dans une ville dévastée et meurtrie. Du coup, on a l'impression que son travail passe inaperçu, est secondaire quand on pense aux milliers de soldats qui sont partis se battre de l'autre côté de la Manche. Pourtant l'auteur parvient à mêler les deux de manière intéressante et prenante. Quelques passages sont longuets mais d'une manière générale, le récit est prenant. En amateur d'Histoire, j'ai pris beaucoup de plaisir à entrer dans les bureaux feutrés du 10 Downing Street ou de côtoyer dans son refuge celui qui fut l'artisan de la solution finale.
Tolkien mélange roman d'espionnage et roman policier de sorte qu'on a l'impression de naviguer de l'un à l'autre mais au final, cela marche plutôt bien.
Roman disponible aux éditions Michel Lafon.

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