lundi 10 juin 2013

Le premier appelé, Christian Ego, Toucan noir.


Septembre 1941 : l’Ukraine est un immense champ de bataille sur lequel s’engouffrent à marche forcée les troupes du Reich. Pourtant, une section ne donne tout à coup plus de nouvelles. Qu’ont fait ces douze hommes pendant une journée entière avant de regagner les lignes ?
Juin 2003 : un double meurtre dans la forêt de Rambouillet, un mystérieux tueur d’origine russe; subitement le temps semble s’effacer en semant le feu et la mort.
Pour comprendre ce qui arrive et pour empêcher un déchainement de sang, la commissaire Delmas devra vite remonter le fil de l’Histoire.



L'auteur signe ici son premier thriller. Un roman très efficace dans lequel on ne s'ennuie pas une seule seconde. Le point de départ de cette aventure hors du commun est originale : une "brigade" de soldats français qui se battent aux côtés des allemands pendans la seconde guerre mondiale en Ukraine. Tout le monde suit ?
L'histoire débute donc en 1941 et très vite va basculer durant la canicule qui a touché l'Hexagone en 2003 avec la découverte de deux cadavres carbonisés.
L'auteur décrit parallèlement les investigations d'un groupe d'enquêteurs menés par une commissaire bien travaillée et le petit groupe autour duquel (et je ne vous en dirai pas plus) tout l'intrigue se tisse dans un plan magistralement orchestré.
Ces 505 pages se lisent d'une traite et sans reprendre son souffle. L'auteur nous enmmène dans une chasse au trésor improbable avec des personnages très bien travaillés et loin de tous les clichés du genre. On ne trouve donc pas de flic génial alcoolo, de James Bond girl troublante, de débauche de mitraillettes mais tout simplement un récit vraisemblable et prenant. J'en profite donc pour souligner le travail de recherches de l'auteur qui s'est attaché à coller à la réalité d'une manière rigoureuse aussi bien au niveau des procédures policières qu'au niveau de l'Histoire dont il dresse un panorama complet des chrétiens orthodoxes aux apôtres du Christ.
Autre fait qui pourrait paraître anecdotique, et que en tant que lecteur j'ai fortement apprécié, c'est l'ancrage dans une période donnée : la canicule de 2003 n'est pas seulement un prétexte mais elle sert véritablement l'intrigue, comme un personnage secondaire qu'on aurait tendance à oublier mais qui ferait basculer le récit s'il n'était pas là.
Pour conclure, Le premier appelé est un sacrément bon polar, terriblement efficace, et qui devrait ravir les amateurs du polar historique et les autres.
Disponible aux éditions du Toucan.

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