mercredi 25 juillet 2012

No country for old men



J'ai découvert Cormac Mc Carthy avec la Route, dont un film superbe en a été inspiré. No country for old men a aussi été adapté au cinéma et avec quel succès ! ? 4 oscars ont couronnés les frères Coen.
No country est un polar-western absolument génial.
Moss est un type ordinaire -enfin si on peut qualifier d'ordinaire un mec qui vit dans une caravane, qui chasse la nuit, qui porte des santiags style Clint Eastwood et qui fait quoi le jour ? - bref, toujours est il que lors d'une de ses escapades dans la (rase) campagne texane, pas très loin de la frontière mexicaine, il tombe sur un carnage.
Des bagnoles en rade au milieu des champs déserts, des types refroidis par plusieurs balles, d'autres en cours de refroidissement, des armes et plus loin... ah, plus loin, une malette remplie de billets. Deux millions qui feraient bien l'affaire de Moss et qui ne se pose pas trop  de questions. Il planque donc la valise et se dit qu'il reviendra à la nuit tombée. Et il revient, s'en empare mais les narcotrafiquants débarquent à leur tour.
Une chasse à l'homme commence alors et c'est un véritable tueur à gages de la pire espèce et armé d'un pistolet à clous qui lui collera aux basques.
Comme toujours avec Mc Carthy, les dialogues sont superbes :

Même si vous alliez le trouver et que vous lui rendiez l'argent, il vous tuerait. Rien que pour lui avoir causé des ennuis.
 Il me semble que j'ai fait un peu plus que lui causer des ennuis.
Qu'est-ce que vous voulez dire.
Je crois que je l'ai pas mal esquinté.
Pourquoi croyez-vous ça ?
Je l'ai arrosé des pieds àla tête de chevrotine double zéro. ça m'étonnerait que ça lui ait fait tellement de bien.

Avant la confrontation finale, Moss trouvera une aide précieuse en la personne d'un vieux shérif philosophe et ayant souvent un train de retard.

No country for old men est un formidable polar même si, à mon goût, la fin est un peu trop rapide et manque d'explications et de détails, ce qui pourtant n'est pas l'habitude de l'auteur. Il représente également une bonne entrée dans son oeuvre si singulière.

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